21.4.12

Aix : l'école d'art s'invite à la fondation Vasarely

Profusion des écrans, voyeurisme, l'expo met en scène les maux de notre société.
Photo Sophie Spiteri
C'est un objet artistique non identifié. Jeudi soir, la Fondation Vasarely, qui voisinera à l'horizon 2013-2014 avec les nouveaux locaux de l'école d'art d'Aix, inaugurait une exposition bien particulière. Nom de code : Opération Greenhouse.

Pendant cinq semaines, les étudiants ont travaillé à la création de scènes en rédigeant des scénarios de film d'anticipation. Leurs synopsis ont auparavant été soumis à Julien Sallé, réalisateur, scénariste et directeur de la photographie, qui a accompagné les jeunes artistes tout au long du projet. Celui de l'année dernière, "Objet communiquant", avait pour but de réfléchir sur la forme et la fonction des objets du quotidien. Améliorés ou détournés, ils avaient été exposés à la Maison numérique .
Interroger le futur à la lumière du présent
Discours inaugural de Pierre Vasarely, directeur de la fondation, puis début de la visite. Des images de chair humaine nous entourent. Un peu plus loin, dans une pièce sombre où seuls quelques néons violets offrent un peu de luminosité, des personnes restent immobiles sous des draps blancs sur fond de musique psychédélique. Le ton est donné. "Une vidéo que nous avons préparée va être projetée sur l'écran imaginaire formé par les trois fantômes", explique Jasmine, 20 ans, apprentie artiste. "Trois jours pour monter et répéter le spectacle, c'est intense, mais le résultat nous plaît."
De l'ombre intrigante, nous passons à la lumière immaculée, presque aveuglante. Nous voici dans une chambre entièrement blanche, appelée White Room, qui rappelle un peu le 2001 l'Odyssée de l'Espace de Kubrick, par son atmosphère froide et pesante. "Nous voulions retranscrire l'intérieur du futur", confie Marie, 19 ans. "Blanc et plastique, il doit montrer la société aseptisée qui nous guette et la peur de la maladie, à l'image des pays asiatiques qui se surprotègent au moindre rhume."
Puis on croise Le Peuple du sommeil, étrange carré de pelouse sous lequel des formes humaines reproduisent le mouvement de l'être endormi à l'aide de mécanismes électriques. Nous jetons enfin un coup d'oeil dans le judas de L'Antre d'Emile du Mullet, pour ne voir qu'une horloge qui tourne dans une chambre vide aux lumières jaunes et rondes. Mais il nous faut déjà quitter les lieux. Pour vivre cette expérience aussi étrange que fascinante, vous avez rendez-vous à la Fondation Vasarely jusqu'au 6 mai.



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