28.4.12

Art Fair saute une saison

Les deux premières éditions du Marrakech Art Fair ont remporté un succès fulgurant, générant des retombées directes pour la ville. Les organisateurs reportent la troisième pour des raisons financières et des lourdeurs administratives

La troisième édition reportée à octobre 2013
Morosité économique et lourdeurs administratives freinent les galeries
Confiant, Hicham Daoudi compte revenir avec un nouveau concept plus mature
Dommage pour la cité ocre. Il n’y aura pas de Marrakech Art Fair cette année, mais ce n’est que partie remise.
Les organisateurs ont décidé de différer l’édition prévue en octobre prochain à 2013, espérant que cet ajournement ne soit que temporaire. Trois raisons sont derrière ce report explique Hicham Daoudi, patron d’Art Holding Morocco, organisateur du Marrakech Art Fair: «Les moyens financiers pour l’organisation aggravés par la conjoncture économique, les barrières administratives et la taille de l’événement». Pour sa troisième édition sous la direction de Simon Njami, les organisateurs souhaitent un cadre plus ambitieux et une portée beaucoup plus grande avec un  focus spécial sur l’Afrique contemporaine. «Une manifestation de cette ampleur nécessite en effet  un travail de préparation plus important», indique Daoudi. La morosité économique n’a pas laissé de choix aux galeries qui ont répondu présent aux éditions précédentes. La TVA à payer au Maroc, le coût des assurances pour les œuvres d’art compliquent davantage les choses. «Ces résistances administratives nous rendent beaucoup moins compétitifs alors qu’à Dubaï et au Moyen-Orient, cette TVA n’existe pas», souligne le patron d’Art Holding Morocco.
Pourtant, lors des deux éditions précédentes, le Marrakech Art Fair a enregistré un grand succès. L’événement tombait à point nommé pour animer cette période (octobre) et générer des retombées économiques sur la ville et ses hôtels, même si l’ONMT n’a soutenu aucune édition, précise Daoudi. Un manque à gagner qui sera certainement ressenti en octobre prochain. «C’est préjudiciable pour la ville qui a besoin d’une animation constante d’autant plus que la crise est passagère. Il faudra penser à redimensionner les projets à l’instar de ce qui a été fait pour le Marrakech Grand Prix», estime Youssef Mouhyi, président de la CGEM de Marrakech. Même son de cloche auprès du CRT de Marrakech: «Nous serons toujours présents pour aider à pérenniser des évènements capables d’animer la destination», est-il annoncé. L’an dernier, les organisateurs ont réussi une internationalisation de la foire avec 48 galeries étrangères qui y avaient participé. Ils représentaient plusieurs pays: Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Espagne, Etats-Unis, France, Italie, Russie, Tunisie et Turquie. La grande foire a enregistré quelque 14.000 visiteurs du Maroc et de l’étranger. Et puis, dans le sillage du Marrakech Art Fair, plusieurs lieux cultes de la ville ocre se sont ouverts aux arts. En effet, en moins de deux ans, l’événement est devenu un rendez-vous du marché de l’art, mais aussi un lieu de découvertes artistiques grâce à un parcours culturel de haut niveau proposé à travers la ville et l’organisation de rencontres entre institutions, collectionneurs et galeristes. Hicham Daoudi reste confiant. Il espère que cette pause d’une année permettra de donner une grande impulsion, notamment avec de nouveaux talents, afin de développer une formule qui mettra l’accent sur l’identité internationale de la manifestation et son rôle de plateforme de la scène artistique contemporaine.

 

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