8.4.12

«Carré d’art» à la Villa des arts de Rabat Quatre styles, quatre mains sur un même support

Une réelle harmonie et une synergie parfaite se dégagent des œuvres exposées. Ph. Kartouch
● Jamila Al Badaoui, Touria El Habchi, Abdellah Bellouarak et Said Raji exposent, jusqu’au 30 juin, à la Villa des arts de Rabat.
● Les quatre artistes effectuent une résidence, du 26 au 29 avril


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En parallèle de leurs plus récents travaux, les quatre peintres nous font voir d’autres réalisations qu’ils ont accomplies en commun lors d’une résidence plastique.
Jamila Al Badaoui, Touria El Habchi, Abdellah Bellouarak et Said Raji ont, ainsi, vécu ensemble une expérience commune, à travers un dialogue des plus fructueux mettant en exergue le talent de tout un chacun.

« Nous avons passé de très bons moments ensemble, d’autant plus que la résidence s’est déroulée dans un atelier en dehors de la ville de Casablanca. Un joli cadre de campagne. Pour moi, c’est une expérience très enrichissante à travers laquelle nous avons réalisé un travail extraordinaire, tout à fait différent de la démarche de chacun de nous. On était happé par le travail d’ensemble. Un dialogue plastique s’est installé auquel chacun de nous a répondu spontanément, sans réfléchir. Les tableaux que nous avons réalisés sont le résultat d’un travail collectif où chacun de nous a essayé de rentrer dans l’atmosphère de l’autre pour offrir une création homogène et unique », souligne l’artiste plasticienne, Touria El Habchi.
En effet, en contemplant les tableaux réalisés par les quatre peintres, on remarque une réelle harmonie et une synergie parfaite donnant lieu à une richesse surprenante et originale. Sachant que J. Al Badaoui, T. El Habchi, A. Bellouarak et S. Raji ont tous les quatre fait le parcours des artistes, réalisé chaque année par la Délégation Wallonie-Bruxelles. Donc, ils se connaissent à travers leurs œuvres. « L’idée de travailler ensemble nous est venue après notre rencontre à l’espace de Touria, à 60 km de Casablanca, où elle accueillait souvent des artistes. Nous avons reçu un grand soutien de la part des organisateurs de la Villa des Arts de Rabat qui ont beaucoup aimé le concept de la résidence. Donc, en dehors des travaux que nous avons réalisés, chacun de sa part dans le même espace, nous avons décidé de travailler ensemble sur le même support. Nous avons pris deux tableaux de 4m sur 1,50m où chacun de nous a essayé de suivre les pas de l’autre.
Nos quatre styles sont devenus homogènes et on a l’impression que ces deux tableaux sont travaillés par la même personne. Une complémentarité s’est installée entre nous sur le plan plastique. C’est une expérience intéressante où il y a eu énormément d’échange entre nous, sur le plan plastique et social. C’est très enrichissant et j’aimerais bien la refaire avec d’autres artistes pour faire connaissance avec d’autres styles et d’autres techniques », précise Said Raji, peintre et professeur d’arts plastiques.
Des connexions artistiques ont, ainsi, vu le jour à travers cette résidence où ces jeunes artistes plasticiens ont créé une communion d’esprits ayant abouti à une nouvelle dimension dans le processus de la création.


Quatre parcours

- Jamila Al Badaoui, artiste bruxelloise, réalise des installations, des peintures et des constructions tridimensionnelles qui matérialisent son rapport ambigu et délicat au monde et aux autres.
- Touria El Habchi, vivant entre la France et le Maroc, inaugure son entrée par l’art figuratif : portraits/visages ; rencontre : inauguration d’un regard nu et un droit à la parole, le langage y est purement plastique. Le flou qui traverse sa nature morte n’est autre qu’un déclic qui entamera ses expériences en matière d’art abstrait.
- Abdallah Bellouarak, exprime avec ses toiles une gestation et une naissance à la fois : l’absence/présence traduite par des silhouettes, des ombres dont la transparence plurielle reflète la profondeur d’une âme subtile quoi que réservée. Said Raji demeure, pour la plupart des critiques d’art plastique qui l’ont côtoyé, un rebelle. Les soubresauts subversifs de son style ne signifient guère une agressivité gratuite, bien au contraire, il s’agit d’une démarcation qui offre à la différence sa légitimité d
ans le sens d’une ouverture vers d’autres techniques d’expression plastique.
par: .lematin.ma

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