25.4.12

La Fondation Baur expose dès jeudi une donation d’éventails chinois

L’un des 26 éventails présentés par le Musée Baur depuis jeudi.
Image: Fondation Baur
Le musée genevois a reçu un don de Patricia Gorokhoff. Toutes les pièces ne sont pas exposées. Il s’agit là d’un art d’exportation, destiné aux riches Occidentales. 

 L’exposition ne compte qu’une salle. Mais il s’agit de petits objets. Dès le jeudi 26 avril, le Musée Baur présentera en effet dans une salle de son sous-sol une donation d’éventails chinois. Le reste de ces espaces temporaires se verra rempli, dès le 3 mai, par une manifestation sur l’Inde. «Déesses» regroupera des œuvres venues du Museum Rietberg de Zurich et des réserves du MEG genevois.
Directrice du Musée Baur, Monique Crick répond à mes questions.
Comment cette collection vous est-elle parvenue?
Elle nous a été remise par une visiteuse, Patricia Gorokhoff. Je ne la connaissais pas. Elle n’appartient pas au cercle de nos «Amis». Il se fait juste que cette femme plutôt jeune vit près du musée. Il s’agit d’un grand amateur d’éventails asiatiques, avant tout d’exportation. Les pièces ont été acquises dans de nombreux pays. Patricia Gorokhoff n’a pas arrêté d’acheter, mais elle a décidé de se séparer de ses pièces chinoises.
Qu’est-ce qu’un éventail chinois d’exportation?
Dès le XVIe siècle, les Portugais ont ramené en Europe quelques pièces isolées. Aux XVIIIe et au XIXe siècles, de très nombreux exemplaires sont parvenus en Occident, c’est-à-dire aussi aux Etats-Unis. Les marins avaient le droit d’en ramener. La Compagnie des Indes a participé à ce commerce. Les objets étaient vendus aux enchères à l’arrivée, achetés par des privés, mais aussi des marchands. Le système s’est écroulé après 1900, quand les femmes ont cessé chez nous d’utiliser des éventails.
Quelle est la différence entre les éventails réalisés pour les Chinois et ceux vendus aux Européens?
Elle tient surtout aux décors. Les Occidentaux voulaient de l’exotisme. Les artisans de Canton, de Macao et de Hongkong leur ont donc fabriqué des scènes de la vie quotidienne, des fleurs et des oiseaux. Il y a aussi des paysages orientaux. Les montures de ces objets se révélaient fastueuses. Il en existait en nacre, importée des Philippines, en filigrane d’argent doré, en écaille, en ivoire. Le tout sculpté avec une finesse extrême. Il fallait parfois des mois pour exécuter une monture.
Montrez-vous ici toute la collection?
Une partie seulement. Vingt-six pièces, sur une cinquantaine.
Y aura-t-il un catalogue?
Plus tard, comme pour toute donation faite au musée. C’est moi qui m’en chargerai, en tant que spécialiste de l’art chinois d’exportation.
Pratique
«Eventails de Chine, Collection Patricia Gorokhoff», Musée Baur, 8, rue Munier-Romilly, du 26 avril au 29 juillet. Tél. 022 704 32 82, site www.fondationbaur.ch Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 18h.
PAR:
Etienne Dumo
nt
Etienne Dumont

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