22.4.12

le trousseau de la mariée à l’ancienne

Collection de robes traditionnelles constantinoises.

Une manifestation typiquement traditionnelle constantinoise pour commémorer le 16 Avril (Youm El Ilm) est hébergée, depuis lundi et jusqu’à la fin de la semaine, par le centre culturel M’hamed Yazid de la commune d’El Khroub - 16 km de Constantine - à l’initiative de la direction du tourisme et de la commune hôte.

La jeune association Djoussour, qui fait dans la promotion de l’art et de l’artisanat constantinois, a exposé une collection de robes traditionnelles, dont la plupart ont été offertes par de vieilles familles de la ville du Vieux Rocher. «Ce sont des gandouras qui ont, pour certaines, plus d’un siècle d’âge. Regardez la patine, qui donne tout son charme à cet authentique velours de Gênes, et cette broderie fine, légère, la qualité du fil d’or, le modèle du dessin…  A l’époque, le plus classique des modèles de broderie était l’oiseau, ou l’étoile», nous explique l’une des couturières de l’association, Lamia Messouaki. Cette fois-ci, l’exposition met en avant des pièces uniques, anciennes, qui ont été portées par des aïeules, selon le jeune président de Djoussour, Walid Khaled. Le choix s’est porté sur deux modèles de tenues, formant l’essentiel du trousseau nuptial : les six «chemsa» et la gandoura «tarzi».
Les premières, en satin, dont la couleur varie selon la circonstance, habillent, sans ceinture, la mariée du premier au sixième jour de noces. La «chemsa» blanche, perlée, auréolée d’une chéchia aux franges étincelantes de strass, fait office de robe de mariée, suivie de la bleue, ou rose, également agrémentée de perlage finement travaillé, imitant des gouttelettes de rosée matinale. Une bleue ou noire, perlée dans les mêmes tons sombres, est réservée aux festivités nocturnes. La reine des tenues, la robe de velours brodée de fils d’or ténus, obligatoirement grenat (sous peine de commettre un impair), vêtira la jeune mariée, avec tous ses accessoires, les manches en cotonnade nacrée entremêlée de fils d’or, ou d’argent, la chéchia relevée d’un cône soutaché, en manière de diadème, les bijoux (une véritable artillerie), le long collier d’ambre et l’indispensable ceinture de Louis d’or, qu’un petit garçon devra attacher autour de la taille de l’épousée, selon la tradition, pour augurer d’une bonne descendance, mâle, s’entend.
La prochaine exposition de l’association, dans le cadre du Mois du patrimoine concernera une autre collection de robes traditionnelles de récente création, signées conjointement par les deux stylistes et couturières, Lamia Messouaki et Souad Boukhzar.
Farida Hamadou

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