21.4.12

Olafur Eliasson privé de JO à Londres

Sun in the Turbine Hall, une œuvre d'Olafur Eliasson créée pour la Tate Modern Gallery,
à Londres en 2003.
Crédits photo : © Peter MacDiarmid / Reuters/REUTERS

Arts Le projet commandé à l'artiste vient d'être refusé par les organisateurs.

Olafur Eliasson privé de podium! Après lui avoir passé commande, le Comité olympique de Londres vient de refuser le projet de l'artiste dano-islandais, Take a Deep Breath, jugeant qu'il ne répondait pas à ses «critères», a révélé hier le site du Journal des arts. Selon la BBC, le comité olympique avait demandé à ce magicien de la Terre qui a ébloui Londres en 2003 en créant une aurore boréale dans le Turbine Hall de la Tate Modern, à Londres, de concevoir une œuvre sur le souffle et la respiration. Depuis des mois, Olafur Eliasson gardait le secret sur ce qui devait être le moment fort des JO de 2012, versant culture. Couac retentissant pour un artiste dont tout le travail est une recherche de plénitude terrestre et d'harmonie muette. Lors du vernissage de «Danser sa vie», en décembre au Centre Pompidou, cet archiperfectionniste semblait assuré de convaincre le comité par le savoir-faire de son studio berlinois, qui récrée le miracle du vivant et de la nature. En janvier, lors du vernissage de David Hockney à la Royal Academy of Arts, Ruth Mackenzie, directrice de la Cultural Olympiad chargée de transformer la flamme olympique en valeur ajoutée pour la culture «made in UK», n'était «pas autorisée à en dire un traître mot».

Une idée «peu attrayante»

Oubliés l'aurore boréale de Londres, les cascades norvégiennes autour de Manhattan, les rivières vert écolo en Norvège, l'espace infini du ciel par un pur jeu de miroirs chez le collectionneur de Miami Martin Margulies… Olafur avait imaginé un projet censé recevoir les inspirations et les expirations des visiteurs, invités à penser «à une personne, un mouvement ou une cause». Ces souffles symboliques auraient été mis en ­ligne pour créer «l'interconnectivité», chère à cet artiste du collégial et du partage du monde, pour dépasser «la rivalité et l'égocentricité» propres à toute compétition.
The Olympic Lottery Distributor, censé assurer les frais de production (1 million de livres), a trouvé l'idée «peu attrayante» et l'aurait qualifiée même de «médaille d'or de l'argent perdu». «Les JO reflètent l'état du monde, l'obsession de l'élite et des vainqueurs au détriment des idées participatives», a déclaré l'artiste. Invité à ­revoir sa copie, il aurait jeté l'éponge.
 Par Valérie Duponchelle

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