16.4.12

Takashi Murakami
Takashi Murakami rêve d'abord de devenir réalisateur de dessins animés1. Il s’inscrit en 1986 à un cours de peinture traditionnelle nihon-ga, située entre tradition picturale japonaise de l'époque Edo (1650-1868) et les références occidentales puis fait ses études à l'Université des Beaux Arts et de Musique de Tokyo2 (département peinture, 1986-1993, BFA, MFA, Ph.D).


Il fonde le studio de production Hiropon Factory en 1995, rebaptisé depuis Kaikai Kiki Corporation2, qui lui permet de soutenir le travail de plusieurs jeunes artistes, Chiho Aoshima, artiste japonaise, est ainsi parrainée par Murakami, mais aussi de produire et commercialiser des produits dérivés.

Une sculpture de Takashi Murakami atteint un prix record de vente aux enchères en 2001 à New York, dépassant les 420 000 euros3.




Murakami collabore avec la marque de maroquinerie de luxe Louis Vuitton. Il conçoit pour la collection de l’année 2004, de nouveaux motifs alliant son univers à ceux de cette marque4, en réinterprétant, tout en couleurs, les célèbres motifs de la marque de luxe et réalise deux courts-métrages animés.

En 2007, il réalise l'habillage graphique de la pochette et artworks de l'album Graduation du rappeur américain Kanye West5 et réalise le clip « Good Morning ».

Considéré comme l'un des chefs de file du néo-pop japonais dit Superflat, théorie dont il est le créateur6, il revendique l'héritage de Warhol7 et du pop art américain, tout en analysant la manière dont l'art japonais peut trouver une autonomie face au modèle occidental. En septembre 2010, son exposition dans les Grands appartements et la Galerie des glaces du château de Versailles suscite la polémique8.

Le 21 juin 2011 Google utilisa un "doodle" créé par Takashi Murakami.
Il crée des sculptures monumentales, peintures, papiers peints, et autres objets. Ses œuvres puisent directement dans l'imagerie manga japonaise, qui est détournée et amplifiée sur des thèmes où émergent des questionnements à première vue absents de l'aura kitsch et kawaii (« mignon » en japonais) des bandes dessinées japonaises.



Il cristallise dans ses œuvres et ses projets, la nouvelle sculpture de Tōkyō. Il est le représentant d'une génération imprégnée de l’imaginaire des mangas et des otakus. Au fil du temps, les personnages se mettent à grouiller sur différents supports en deux dimensions ou sont moulés, dans des formats divers, du minuscule au géant, en fibre de verre et peints (Hiropon, 1997). Ils prennent aussi la forme de ballons géants en plastique aux couleurs criardes et, gonflés à l’hélium, qui envahissent les espaces d’exposition (Mr.Dob, 1997).

Il réfléchit particulièrement aux scénographies pour que « le public ait l’impression d’être entouré par une multitude de caméras, même s’il se trouve en face d’une seule et même image ». Une figure à grosse tête, Dobe (qui a pris aujourd’hui pour lui « valeur d’autoportrait »), revient de manière répétée (Dobe in the Strange Forest, 1999), de même que les personnages Kaikai et Kiki ainsi que des motifs de champignons (Super Nova), de fleurs et d’yeux (Jellyfish Eyes).

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