2.5.12

Galerie Bora-Baden Baignés dans l'art


Un petit espace dédié à l’art contemporain a ouvert ses portes en septembre dernier dans la Grande Rue. En quelques mois, la Galerie Bora-Baden s’est fait une jolie renommée et présente des peintres et sculpteurs de tous les horizons, confirmés ou émergents. Rencontre avec les galeristes.

Quel bonheur de pouvoir découvrir à Nancy des œuvres contemporaines dans une galerie presque intimiste, l'un de ces lieux où l'on entre discrètement mais avec le sourire aux lèvres pour découvrir des travaux d'artistes d'ici ou d'ailleurs. On peut en ressortir déçu ou ravi, mais peu importe, l'idée est celle de flatter notre regard, notre sensibilité et notre esprit critique.

C'est ce que propose la galerie Bora Baden, située au 24 Grande Rue. Tenue par Eric Terlinden et Simon Mathieu, elle a ouvert ses portes en septembre 2011. Les deux amis ont des parcours différents, plus ou moins éloignés du milieu des Arts. Eric, 66 ans, Belge de naissance, a œuvré durant 20 années dans le spectacle, « en tant qu'organisateur de spectacles et de tournées pour mettre en avant les artistes danseurs de ballet, d'opéras ou de concerts de musique classique ». Il a fait ses preuves au Palais des Beaux-arts de Bruxelles avant de partir à 36 ans pour les Etats-Unis poursuivre un rêve américain mâtiné de "peace and love". Sur place, il fait le buzz-boy en milieu hôtelier, celui qui porte les plateaux et fait le ménage. On est loin des paillettes et des costumes. Son charme à la française et son dynamisme plaisent, lui offrant l'opportunité d'être directeur d'un restaurant. Ce coup de pouce du destin le mènera ensuite en Polynésie pour le groupe Accor, puis en France où il revient à ses premières amours en créant une saison musicale au Scribe, un hôtel de luxe parisien. « Ca n'a duré qu'un an mais n'ayant jamais baissé les bras et grâce à de nombreuses rencontres, j'ai continué ma carrière en tant que directeur de la communication à ACNA, groupe mondial de catering aérien (entretien des avions). »

Tables de luxe

Comment Eric en est-il arrivé à Nancy et à la galerie Bora-Baden ? Une rencontre, encore une fois. Celle avec son ami Simon Mathieu lorsqu'il était en Polynésie. Simon y est alors maître d'hôtel dans un établissement de luxe. Un métier qu'il a exercé pendant dix ans, du Ritz au Pré Catelan, de Tahiti au Sofitel de La Défense avant d'enseigner pendant 16 ans à l'Ecole de Paris des Métiers de la table. Mais ce Vosgien originaire de Domptail (où les deux amis disposent maintenant d'une maison en bois designée par un architecte nancéien) se sentait porté par d'autres envies.

Grands amateurs d'art, de spectacles vivants, de céramique et de peinture, Simon et Eric ambitionnent d'ouvrir une galerie. « A Paris, il faut un sacré répertoire de clients institutionnels ou privés pour vivre. Nancy était à mi-chemin entre Domptail et Paris, alors nous avons choisi Nancy et l'opportunité s'est offerte avec ce local Grande Rue. Nous nous sommes rencontrés à Bora-Bora et avions un beau souvenir d'un voyage à Baden-Baden… Bora-Baden, voici comment est née la galerie. »

Parcours curieux

La programmation de leur galerie est aujourd'hui remarquée et appréciée. La ligne des œuvres présentées est portée vers la peinture, le trait et la sculpture mais ils ne ferment aucune porte. L'art contemporain est une priorité « mais pas l'art minimaliste ou conceptuel, d'autres le font mieux que nous. Nous proposons un art décoratif dans le bon sens du terme pour que nos clients puissent afficher des œuvres dans leur salon », explique Simon.

Qui rêve d'un parcours autour d'œuvres contemporaines, implantées de manière éphémère à la Pépinière, place Stan, dans le parc du musée Lorrain ou dans les rues ? Voici une bonne idée. On se souvient des œuvres monumentales de Toutain… C'était chouette ! Les deux compères ont tenté l'expérience en osant déposer deux œuvres pop et parodiques dans la cour de l'hôtel d'Haussonville, notamment le magnifique chien rose bonbon de Renato Montanaro, durant le mois de mars dernier. « Mais les réactions ont été parfois cinglantes et négatives car, pour certains, ces œuvres nuisaient à l'image d'un bâtiment classé », regrette Simon. Ces réactions les encouragent quand même à continuer. Après tout, à l'art, qui s'y frotte, s'y pique !


> Galerie Bora-Baden, 24 Grande Rue, du mercredi au samedi de 14h30 à 19h30.
> Exposition d'Antoine Béchara jusqu'au 5 mai, puis exposition de Pascal Garnier dit Garner
du 11 mai au 16 juin. 
par: lasemaine.fr

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