25.9.12

Arts et Sciences : Dans des politiques culturelles

Le dernier volume de L’Observatoire, La revue des politiques culturelles  , nous offre une contribution intéressante au déploiement de notre objectif. Dans un article intitulé "Les communautés émergentes de la culture scientifique et technique", qui est constitué en fait d’un entretien entre Nicolas Loubet et Marie-Christine Bordeaux, il est question des rapports Arts et Sciences simultanément à un examen de la capacité de cette thématique à devenir un lieu d’observation de la participation des habitantes et des habitants (ou des citoyennes et des citoyens) au déploiement de la culture.

Dans ce domaine de la culture scientifique et des politiques culturelles, chacun sait que règne une tradition fondée sur la volonté de multiplier les appropriations de savoirs et sur l’intérêt qu’il y a à participer aux débats sur les avancées de la science.
Mais notre époque nous ouvre de nouveaux horizons, avec Internet et les réseaux sociaux. De là la nécessité de renouveler les questions fondamentales.


Nicolas Loubet affirme à ce propos : "Il existe en France une tradition bien ancrée de diffusion des savoirs sur le modèle de la vulgarisation scientifique qui a longtemps prévalu et dans lequel les scientifiques et les ingénieurs jouent un rôle majeur. Dans cette conception de la culture scientifique, la vulgarisation des savoirs est d’abord pensée comme un problème de traduction de données complexes dans des registres de langage accessibles à chacun et proches des expériences de la vie quotidienne".
Mais l’enjeu de nos jours est de partir d’autre chose. A la fois des collaborations possibles entre artistes et scientifiques et du potentiel de participation et de conversation des réseaux sociaux. Voire, si possible du potentiel de créativité qui est à l’œuvre dans ces nouveaux modes d’échange. Il n’est donc plus question de poser le problème en termes de traduction des savoirs dans des registres de langage différents.


Nicolas Loubet a en ce sens fondé un réseau social Knowtex dont l’objectif a été conçu à partir d’une lacune : "Il n’y a pas (ou peu) d’accompagnement après le temps de la médiation dans les lieux conventionnels de culture scientifique. Que font les publics qui ont visité les expositions scientifiques ? Comment font-ils pour discuter, transmettre, contester, débattre, suggérer, compléter, ... ? Quel peut-être leur apport dans la résonance qu’un discours culturel peut avoir en société ?". Et ceci s’adresse à tous, y compris aux artistes intéressés pas les questions scientifiques, et qui souhaitent œuvrer au contact des sciences.
Et l’auteur de confirmer : "Pour moi, l’art n’est pas à côté de la science, c’est un champ qui permet de diffuser, de toucher, d’autres publics, de construire du sens, de voir les choses autrement". Et de glorifier au passage les arts littéraires dans la science-fiction : "Les questionnement le moins complaisant, parfois le plus abouti, sur les conséquences des avancées scientifiques, c’est peut-être dans la science-fiction qu’on le trouve".


C’est d’ailleurs sur ce fondement que Knowtex a participé à un événement collaboratif au Musée des Arts décoratifs, ayant réuni des professionnels des musées, de la médiation, des artistes et des scientifiques. L’objectif : concevoir des prototypes de médiation innovante en s’appuyant sur les collections du musée.

Christian RUBY

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