3.10.12

L’Allemande Weng Fine Art affiche une croissance record

Courtesy de l'artiste, photo Weng Fine art
Damian Hirst, "I feel love" (détail)
Avant même que 2012 soit arrivée à son terme, la maison de ventes allemande Weng Fine Art peut se glorifier d’un chiffre d’affaires de presque 4,9 millions d’euros, dont un bénéfice brut de 2,5 millions d’euros, c’est-à-dire 75% de plus que l’année 2011, a annoncé l'entreprise dans un communiqué. Fondée en 1994 à Krefeld par un ancien banquier de la Dresdner Bank, Rüdiger K. Weng, la Maison est cotée à la bourse de Francfort depuis janvier 2012.

Spécialisée dans l’art du XXe et XXIe siècles, l’entreprise fonctionne comme un grossiste. Elle achète des œuvres à prix moyens, de 5000 à 150 000 euros, et les revend avec profit directement aux collectionneurs (depuis peu) ou aux maisons de vente : Sotheby’s, Christie’s, Art Curial, ou au commissaire-priseur Cornette de Saint-Cyr. Sa force de frappe est son pouvoir d’achat, qui lui permet d’acquérir rapidement des lots importants. Weng Fine Art possèderait en permanence dans son stock entre 2000 et 3000 œuvres, dont 10 toiles de Picasso. Le tout estimé à environ 15 millions d’euros.
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Dans un article datant du début de l’année, Rüdiger K. Weng confie à la journaliste Judith Benhamou-Huet « ne voir les œuvres que sur l’écran de son ordinateur ». Le marchand d’art est un homme d’affaires avant tout, qui ne fait pas dans le sentiment. « L’art est une matière première d’investissement comme n’importe quel autre domaine; » expliquait-il. Ce qui ne l’empêche pas d’apprécier le peintre Caspar David Friedrich et l’artiste franco-allemand Herbert Zangs, qu’il collectionne. Un positionnement ultra libéral qui peut faire grincer des dents mais qui paye, l’entreprise se prévalant de taux de croissance sidérants et d’une excellente rentabilité.
Ainsi, en se concentrant exclusivement sur l’économie, Weng Fine Art vend environ 1500 œuvres par an. Rien qu’en 2012, elle a négocié un tableau de l’expressionniste allemande Gabriele Münter à 340 000 euros – ce qui représente l’enchère la plus importante depuis les débuts de l’entreprise – et La Mort anthropophagique de l'évêque Sardinha du peintre français Georges Mathieu à 220 000 euros.
Fort de son succès, Rüdiger K. Weng prévoit d’ouvrir prochainement des bureaux à Paris, New York et Londres, et prévoit un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros pour 2013.

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